Fête de la Musique 2016

Je n’ai jamais été un grand fan de cet évènement. Il a cependant le mérite d’animer quelque peu les rues et de permettre aux musiciens locaux de jouer en public.

Mais bon, cette année j’ai décidé de profiter de l’occasion pour en faire un moment de partage. Comme la plupart des gens j’imagine, je constitue au gré des écoutes et découvertes de nombreuses playlists.

La plupart sont simplement la compilation de mes coups de cœur d’un mois donné me permettant d’avoir un fourre-tout de multiples styles en profitant de mes dernières trouvailles.

Mais ce qui m’intéresse aujourd’hui est une autre playlist, une qui me tient particulièrement à cœur. J’ai une affection toute particulière pour les morceaux de guitare classique ayant une connotation traditionnelle : le flamenco, les morceaux d’oud, les pièces asiatiques etc…

D’ailleurs, les instruments employés sortent facilement du cadre pourtant bien large de la guitare. C’est pourquoi par l’arbitraire du créateur j’ai modifié cette playlist initialement dédiée à la guitare pour y intégrer les cithares et ainsi justifier la présence du guzheng.

En fin de compte, j’ai élargi aux instruments à cordes en général pour simplifier la chose et ne pas risquer de faire une erreur en classant de manière inappropriée un instrument dans les catégories susmentionnées.

Si elle est très orientée vers les sonorités ethniquement différentes, j’ai tout de même voulu incorporer une partie de ma maigre connaissance du blues. Je me suis tout de fois refusé à ajouter plus de quelques morceaux réellement rock. Bien que la musique de ces dernières décennies fut chez nous très liée à la guitare électrique, j’estimais qu’elle n’avait pas sa place dans cette thématique.

C’est donc cette playlist qui à ce jour incorpore environ 70 morceaux que j’ai mise à disposition sur YouTube en mettant au besoin en ligne les morceaux absents de la plateforme. Bien entendu, certains d’entre eux ne peuvent pas y être par la position de leurs ayant-droit mais cela reste une extrême minorité.

Elle reflète avant tout mes écoutes et ne peut donc pas être une anthologie précise de la musique des instruments à cordes (Qui pourrait en faire une pour un si vaste sujet ?). Par conséquent, j’ai bien conscience que des pépites sont amenées à s’ajouter à cette liste, morceaux dont j’en ai une bonne part déjà sous la main en attendant de trouver le temps d’écouter ça.

Trêve de bavardages, la playlist est disponible à cet endroit, sur le compte YouTube du blog:

Je vais donc m’atteler à décrire succinctement sa composition en classant ça par continent pour mieux cibler ce qui vous intéresse.

Afrique

Angélique Kidjo – ‘Olofoofo’ : D’origine béninoise, Angélique Kidjo fait vibrer par sa voix les cordes africaines en proposant une mélodie lente et envoutante.

Bonga – ‘Ghinawa’ : Très rythmé avec l’usage des percussions on est là face à un style propre à l’Angola mais avec des pointes de jazz du fait des cuivres.

Djelimady Tounkara – ‘Fanta Bourama’ : C’est un morceau sublime où le Malien montre l’étendue de son talent à la guitare très bien accompagné d’une seconde guitare puis sur la seconde partie des voix reprenant un chant que j’imagine traditionnel. Un délice pur.

Idir – ‘A Vava Inouva’ : Qui n’a pas entendu ce morceau déjà une fois ? On retrouve ici la douceur toute particulière de la guitare acoustique portant les voix kabyles. Et encore une fois on est emporté par une langue inconnue (tout du moins pour moi) et l’on en ressort apaisé.

Staff Benda Bilili – ‘Moto Moindo’ : On a pas mal entendu parler d’eux en France à la suite de quelques représentations en festival. Cet ensemble congolais nous propose là un hymne à l’Afrique toute entière accompagné tout d’abord par une guitare très claire pour terminer sur quelque chose de très rythmé porté par les percussions.

Waldemar Bastos – ‘Kuribota’ : Un morceau étonnamment long mais très entraînant. Une fois lancé il se révèle très dansant.

Amériques

Inti Raymi – ‘Inti Raymi’ : Manifestement une expression/évènement péruvien à en juger par les vidéos de l’office de tourisme du pays. Charango et flute de pan sont de la partie pour un voyage au cœur des Andes.

Jach’a Malku – ‘Tierra de Condores’ : Issu de la même compilation que la piste au dessus et utilisant les mêmes instruments. Sa mélodie vous rappellera éventuellement du fait des sonorités ‘Neverending Journey’ sur la bande-son de Lost Odyssey composée par Uematsu.

Buddy Guy – ‘A Man And The Blues’ : Je dois avouer que je suis de manière générale peu sensible au blues. Non pas que je n’aime pas, simplement que j’ai du mal à trouver une piste réellement au dessus des autres. Peut être à force d’en avoir entendu un peu partout, même les classiques peinent à se démarquer à mon oreille. Quoi qu’il en soit, celui-ci a tout de ce que j’apprécie dans ce genre, un aspect très calme et plein d’émotions.

Charlie Daniels Band – ‘Wichita Jail’ : Comment, le CDB aurait d’autres morceaux que ‘The Devil Went Down To Georgia’ ? Eh oui, c’est fou hein. Elle résume très bien l’idée que je me fais de la musique country. En fermant les yeux, on voit tout de suite le groupe jouer pendant que la boisson coule à flot dans le bar.

Chuck Berry – ‘Johnny B. Goode’ : Je vais être honnête, il y a beaucoup d’arbitraire dans ma liste mais celle-ci est aussi là car elle me semblait incontournable dans une thématique dédiée à la guitare. Bon, le morceau reste excellent alors on ne va pas bouder son plaisir.

Dick Dale – ‘Miserlou’ : Tout le monde la connait mais ça reste un joli plaisir. Ses premiers albums sont d’ailleurs très chouettes à écouter (Le morceau ‘Surf Beat’ par exemple) surtout quand on voit à quel point ce morceau place le reste de sa discographie dans l’ombre.

Hank Williams III – ‘Country Heroes’ : Peut-être pas au niveau de ses deux prédécesseurs, il nous délivre quand même ce morceau avec une touche moderne dans la production sur les rythmiques country.

Inti-Illimani – ‘Senora Chichera’ & ‘Mi Chiquita’ : Vieille formation chilienne encore en activité avec d’autres membres, ces morceaux chantés nous font profiter d’un autre pan de la musique des Andes.

Robert Johnson – ‘Me And The Devil Blues’ : Ce que j’ai trouvé intéressant dans le fait d’inclure ce morceau, c’était d’avoir quelque chose qui sente littéralement son époque en particulier dans la voix.

Rodrigo y Gabriela – ‘Tamacun’, ‘Satori’, ‘Santo Domingo’ & ’11:11′ : Ils font la synthèse idéale de leurs influences hispaniques, du flamenco et du metal en faisant vibrer leurs guitare d’une ardeur certaine. Même si tout n’est pas parfait chez eux, on ne peut pas reprocher grand chose à ces morceaux.

Strunz & Farah – ‘Americas’, ‘Luna Suave’, ‘Balada’ & ‘Gypsy Earrings’ : Rodrigo y Gabriela avant Rodrigo y Gabriela, ce duo de guitares porte la musique hispanique à son meilleur. ‘Balada’ en particulier en combinaison avec le violon délivre des mélodies inattaquables.

Tierramystica – ‘When the New Dawn Arrives’ & ‘Nueva Castilla’ : Ce groupe de metal brésilien ouvre comme beaucoup de groupes de folk metal ses albums par ces instrumentales mettant en valeur leur héritage culturel. Parfois cliché cela reste très plaisant.

Tom Russell – ‘East of Woodstock, East of Vietnam’ : De la folk américaine récente mais rétro. Et c’est plutôt réussi !

The Tormentos – ‘The Search of the Lost Tiki’ : Dans le genre rétro on en a un pas mal ici. Ce groupe argentin reprend tout l’héritage surf rock avec ses guitares très cleans et ses mélodies entrainantes.

Chabuca Granda & Oscar Aviles – ‘Herida Oscura’ (Ou Obscura selon les versions) : Représentante de la musique afro-péruvienne, on retrouve une instrumentation andine mêlée à un chant davantage hispanique.

Ernesto Cavour – ‘Greda Mestiza’ : Toujours les Andes mais côté Bolivie cette fois. Toujours ce charango majestueux. Un délice.

Asie et Moyen-Orient

Altan Urag – ‘Khukh Tolboton’ : Un groupe qui provient de Mongolie utilisant hormis une batterie des instruments traditionnels. Bien qu’ils puissent adopter des motifs occidentaux, une ambiance très particulière s’en dégage (Cf leur ‘Requiem’). Si vous ne voyez pas les hardes de chevaux galoper dans les steppes, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

Dream Spirit – ‘Intro’ : J’en avais un peu parlé dans mon article sur le metal chinois et il fait partie des morceaux qui se raccroche plutôt in extremis à la thématique, la mélodie étant davantage du fait de la flute. Mais bon, elle est accompagnée à la guitare sur un motif traditionnel alors ça compte. Et quelle ambiance, bon sang !

Fu Xi – ‘Fu Xi’ & ‘Chek Ling Month’ : Je continue de piocher dans ce que je présentais dans l’article dédié au metal chinois avec ces deux pistes de Fu Xi. Elles illustrent immédiatement l’ambiance plus que les mélodies qui leur est unique. Ces cordes qui répètent la même note dans la tradition asiatique sont hypnotisantes !

Homayun Sakhi – ‘Kataghani’ : Cet échantillon de la musique afghane fait vivre la rubâb (ou rabâb) et à la manière de l’art hindou de la sitar, on se retrouve face à des mastodontes de plusieurs dizaines de minutes, des explorations mélodiques qui emportent l’auditeur. En marge de ses deux morceaux de 30 minutes, j’ai ici retenu ce morceau de 5 pour faciliter l’accès.

Liu Fang & Farhan Sabbagh – ‘Al Ud Al Andalusi’ & ‘Jasmine Flower’ : Une collaboration toute particulière et passionnante entre une virtuose du pipa et un maître de l’oud. Un peu de guzheng et d’autres instruments viennent pimenter le tout. Les deux instruments étant les équivalents parfaits l’un de l’autre dans une culture différente, cela donne une teinte unique aux morceaux.

Oki Dub Ainu Band – ‘East of Kunashiri’ & ‘Kita to Minami’ : Ah, Oki. Je ne suis pas toujours adepte de ce qu’il fait mais ces pistes sont parfaites. La première, instrumentale de 7 minutes, réunit très bien les rythmes répétitifs de la musique aïnou avec l’apport de nappes du dub. En résulte une superbe aventure aux relents mystiques . ‘Kita to Minami’ en morceau chanté est plus classique mais tout aussi appréciable.

Omar Khorsid – ‘Ommil Habiba’, ‘Ka’an Azzaman’ & ‘Pop Concerto’ : L’égyptien retrouve avec sa guitare des sonorités spéciales qui, accompagné de percussions, veille à représenter la musique arabe. Ceci même si des influences plus occidentales se font quelque peu sentir.

Sansanar – ‘Chibirasan’ & ‘Koi no Uta’ : Malheureusement, Chibirasan est justement la piste pour laquelle j’ai reçu une réclamation conduisant au retrait de la piste musicale. Ca perd pas mal d’intérêt forcément. Je vous invite cependant à chercher à la trouver, sur YouTube il faudra vous contenter d’un extrait de leur représentation à la Japan Expo de 2015 où j’ai pu découvrir ce groupe. Elles représentent une musique bien spécifique, celle d’Okinawa. Comme toutes les cultures insulaires, celle-ci s’est développée conjointement à la culture japonaise en entretenant ses différences.

Sunil Ganguly – ‘Are Diwano Mujhe Pehchano’ : Cette fois-ci c’est de mon article sur la musique de Bollywood que ce morceau provient. Clairement ma préférée de l’album, la mélodie originale est portée par la guitare et accompagnée  de flutes composant un ensemble très entraînant.

Ja’afar Hasan – ‘Front My Hope’ & ‘Palestinian’ : On rentre dans la musique irakienne, il faut donc faire avec des qualités d’enregistrement pas optimales. Cela n’empêche pas de profiter de mélodie très réussies portant parfaitement les chœurs.

Le Trio Joubran – ‘Masâr’ : Ce trio israélien d’ouds montre avec brio que la musique traditionnelle qui repose parfois sur un motif assez répétitif n’enlève rien à sa puissance. En effet, sur 5 minutes, on entendra relativement la même chose avec une progression vers un élargissement de l’orchestration pour accélérer et mêler plusieurs pistes rythmiques et mélodiques en restant toujours sur le même motif.

Soul Flower Mononoke Summit – ‘Ah Wakaranai’ : Ou comment tenir 4 minutes en racontant globalement la même chose en modulant essentiellement l’accompagnement et le rythme. Et ça marche.

Tadao Sawai – ‘Futatsu No Hensokyoku Sakura Sakura’ ou ‘Sakura Sakura’ : Pièce de koto (instrument japonais dérivé du guzheng chinois d’où la proximité dans les sonorités et le jeu). On y retrouve l’alternance entre notes espacées et notes jouées très rapidement que ce soit la même ou dans un balayage de l’instrument. Le morceau est tellement traditionnel qu’il pourra paraître cliché.

Tetsuhiro Daiku – ‘El Condor Pasa’ & ‘Koina Yuunta’ : Je ne trouvais pas ‘Koina Yuunta’ que j’ai dû mettre en ligne mais je suis tombé sur ‘El Condor Pasa’ que j’ai ajouté du même coup. Tetsuhiro Daiku a ceci de particulier qu’il vient d’Okinawa. Il promulgue donc cette musique à travers ‘Koina Yuunta’ et ses très beaux chœurs féminins. Mais il a collaboré avec un autre artiste pour jouer ce classique de la musique péruvienne ‘El Condor Pasa’ pour un résultat très original.

Jigme Drukpa – ‘Ling Sho La’ : Originaire du Bhoutan, il fait vivre un autre pan de la musique asiatique pour le coup clairement à connotation religieuse. Pour l’anecdote les paroles sont du 6e Dalai Lama et le morceau est traditionnellement joué lors de la fête nationale.

Yoshida Brothers – ‘Storm’ & ‘Rising’ : Un de mes premiers contacts avec un ‘vrai’ groupe de musique traditionnelle japonaise en ce duo de shamisen. Accompagné d’une formation moderne ils dépoussièrent le style du Tsugara Shamisen. Beaucoup de leurs pistes sont intéressantes alternant motifs traditionnels et éléments plus occidentaux mais ces deux-là sont pour moi les meilleures.

Youssou N’Dour – ‘Allah’ : Parce que Youssou N’Dour n’est pas que l’interprète de ‘7 Seconds’ avec Neneh Cherry. Ce morceau est une bonne synthèse des légères mélodies d’accompagnement et des chants portant le tout.

Europe

Carlos Paredes – ‘Romance n.2’ : La guitare portugaise, c’est le nom de cet album. Et c’est bien ce qu’on y trouve avec des sonorités bien hispaniques. J’apprécie particulièrement cette piste en ceci qu’on bénéficie à la fois de la technicité de l’interprète tout en conservant toute l’émotion portée par la mélodie. Je suis à la fois heureux et frustré d’avoir découvert dans la seconde partie du morceau tout ce que j’ai longtemps cherché à faire dans mes piètres compositions de guitare.

Cécile Corbel – ‘Brian Boru’ : Dieu sait que je n’aime pas trop mes bruyants compatriotes bretons et leur musique détruisant généralement le charme des mélodies celtes. Cependant, Cécile Corbel fait partie des rares exceptions et cette piste a été l’occasion d’une drôle de séquence nostalgie en plein séjour à l’étranger.

Fleetwood Mac – ‘Black Magic Woman’ : Jolie feinte, non ? Pour le coup, j’ai trouvé que mettre en avant l’originale en dépit de toutes les qualités de la reprise de Santana pouvait être intéressant. Le morceau y a une dimension mystique particulière qui se retrouve particulièrement sur les quelques enregistrements live qu’on peut trouver. [Et oui je le mets dans l’Europe vu que ‘Black Magic Woman’ est issue du Fleetwood Mac britannique période Peter Green]

Gipsy Kings – ‘Bamboleo’ & ‘Gipsy Kings’ – Moorea : Là aussi, ‘Bamboleo’ fait partie des choix faciles mais j’ai voulu rajouter ‘Moorea’ qui ne démérite pas et nous immerge dans son univers.

John Mayall – ‘What’d I Say’ : Pour le coup, celle-ci est là autant pour avoir du blues que pour le côté fun de la reprise du riff de ‘Day Tripper’ en fin de morceau. Mais bon ça reste une piste chouette.

Mikis Theodorakis – ‘Zorba’s Dance’ : Je dois vraiment présenter ce morceau ? Blague à part, malgré mes écoutes diverses, je n’ai pas vraiment accroché à l’entechna, ce genre grec illustré ici. Je me suis donc reporté sur ce morceau pour le représenter.

Minimum Vital – ‘Prélude aux Oiseaux Tristes’ & ‘Le Chant du Monde’ : Groupe important de la scène progressive française, le ‘Prélude’ nous offre une guitare sentant bien la musique classique s’accordant aux ‘Oiseaux Tristes’ de Ravel. ‘Le Chant du Monde’ lui beaucoup plus progressif a une ambiance de musique médiévale très plaisante.

Paco de Lucia – ‘Entre dos Aguas’ : Le flamenco à son meilleur. Là où virtuosité tutoie perfection mélodique. Les rythmes après le break nous emportent sans coup férir.

Déanta – ‘The Lakes of Pontchartrain’ : Il va sans dire qu’on est là face à une musique bien ancestrale dont ceci n’est qu’une version parmi d’autres (Ce qui est probablement le cas d’autres morceaux de cette sélection d’ailleurs). La musique celte et plus particulièrement irlandaise est en effet riches de mélodies et de chants accompagnés de guitare acoustique entraînant avec eux une forte odeur d’antan.

Gerry O’Connor – ‘Cam A’ Lochaigh’ : Ici on est face à un banjo assez énervé et sans rentrer dans les démonstrations de claquettes il y a un charme dans le morceau.

Ossian – ‘ ‘S Gann Gunn Dirich Mi Chaoidh’ : Bon après les Irlandais, voilà le tour des Ecossais. Et cette fois, je ne me suis pas risqué à écrire le titre, je l’ai copié/collé. Un bon équivalent à ‘Pontchartrain’. Les choeurs masculins posent un refrain envoutant.

The Waterboys – ‘I Can See Elvis’ : Une chanson moderne de folk blues (D’ailleurs l’album s’appelle Modern Blues) mais d’un groupe des années 80 qui réalise clairement du rétro en s’appuyant sur la production actuelle. Cela rend particulièrement bien à mon goût.

Voilà qui conclue cette liste déjà un peu longue. Bien entendu, difficile de couvrir tout ce qui est touché par des critères aussi vagues. Mais je me suis efforcé d’incorporer des morceaux me plaisant et de tous les horizons. J’espère que quelques unes vous parleront ou vous plairont !

Santana IV – Le retour de la suite du passé

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Aujourd’hui sort l’album Santana IV. C’est assez fou fou comme concept mais d’abord un peu d’histoire.

Carlos Santana est un guitariste d’origine mexicaine bien connu du public et très prolifique sous son nom propre mais surtout par son groupe ‘Santana’ (Oui, ça n’aide pas vraiment à distinguer les deux !). Son rock hispanique (ou latin rock) sait se démarquer et il a donné à la culture populaire plusieurs superbes pistes.

Après tout, il a réussi le tour de force de fusionner deux titres ayant déjà une petite réputation et d’effacer des mémoires leurs auteurs. Black Magic Woman / Gypsy Queen est une réussite totale. En empruntant la première à Peter Green et son Fleetwood Mac et la deuxième à Gábor Szabó il en sort une pépite.

Malgré son importante production, Santana est assez inégal. Si les 4 premiers albums sont pratiquement intouchables, les productions de ces dernières années peinent à marquer à l’image de son disque des ’14 classiques de la guitare’. S’enchainent des reprises sans saveur alors que Santana est justement un des guitaristes au jeu le plus caractéristique. Tout en émotion, son rythme, ses bends sont inimitables. Et pourtant on a là un monsieur qui vient chercher son chèque. Soit.

Santana IV donc. Pourquoi IV alors qu’il a déjà sorti tant d’albums ? Eh bien tout simplement car c’est là le retour du line-up des trois premiers albums (Santana, Abraxas, Santana III) ! Tout simplement.

Retour aux sources assumé et revendiqué, y retrouve-t-on vraiment le style de jeunesse du groupe ? Pas tout à fait comme on s’en doute. On ressent cela dit une vraie proximité dans les compositions et les sons. On peut donc quand même lui reconnaître le statut de suite spirituelle.

Une chose marque en attaquant cet album : il est long ! 16 pistes pour 1.2h là où les premiers albums tournaient à 37 minutes. Époque différente très certainement. Mais on ne se départira pas de l’idée qu’il aurait été plus pertinent d’éliminer une ou deux pistes de l’album le rendant ainsi plus solide et plus agréable à l’écoute.

L’ouverture sur ‘Yambu’ offre un vrai voyage temporel avec les bons vieux claviers qu’on a déjà entendu sur des pistes comme ‘No One To Depend On’ (Album Santana III).

On continue sur le même type de rock ancré dans Santana et Abraxas avec ‘Shake It’. Je ne cacherai pas que j’ai personnellement du mal à accrocher à une piste plus qu’une autre.

On attaque les pistes plus orientées chant et avec des licks moins abrasifs avec ‘Anywhere To Go’. De bons refrains, une guitare qui mesure correctement sa place, une copie propre. Cependant d’autres chansons sur le même modèle arrivent et ont ma préférence.

On fait redescendre la pression avec Fillmore East. Un peu moins de 8 minutes d’ambiance. C’est une question de goût, ça ne me parle pas pour ma part et c’est typiquement le genre de pistes qui sans être retirée aurait pu être coupée pour alléger l’album.

Viennent deux pistes avec Ronald Isley dont je dois avouer que tout ce que je connais de lui est son apparition sur To Pimp A Butterfly de Kendrick Lamar… En tout cas sa voix chaude confère une vraie identité aux morceaux énergiques que Santana lui sert. Celles-ci sont assez similaires avec un retour des claviers et des solos de guitare en fin de morceau.

Avec ‘Freedom In Your Mind’, Santana fait un peu écho à ‘Soul Sacrifice’ (Album Santana), on continue de faire le tour des albums !

Voilà le tour de Choo-Choo et d’All Aboard qui comme on l’aura compris s’enchaînent. Un style similaire que les deux précédentes mais moins marquant à mon sens. Bref.

Sueños arrive alors. On a droit aux « Variations Europa », les bends en moins. Et là on fait une entorse à l’idée de trouver les influences des 3 premiers albums, les lecteurs attentifs ayant noté qu’Europa vient d’Amigos, le 7e album du groupe. Blague à part, le morceau est très plaisant et continuera de tourner dans mes playlists.

J’avoue avoir du mal à cerner Caminando, un peu à mi-chemin entre l’abrasif de l’album Santana et les rythmes plus chaloupés du Santana III.

Mais juste après nous attend Blues Magic. Si Sueños était une Europa Part.2, le titre de celle-ci devrait vous donner une bonne idée de quel autre titre de Sanata elle pourrait être la ‘Part 2’. La voix de Greg Rollie n’est vraiment pas pour rien dans l’évocation certaine de l’aura de Black Magic Woman. Mais c’est aussi dans ses rythmes que celle-ci se rappelle à nous bien que la guitare ancre davantage le morceau dans Santana III.

Echizo est une bonne réponse à Sueños, même ton général mais beaucoup plus rythmée et généreuse en solos. Elle aussi continuera à tourner grâce à ses jolis licks de guitare clean.

Retour des morceaux chantés avec ‘Leave Me Alone’, même recette que les précédents morceaux du même style de l’album mais toujours efficace. Ajouter quelque chose serait superflu par rapport à ce qui a été dit plus haut.

Et on repart vers les variations Europa avec un ‘You And I’ très contemplatif laissant la part belle aux claviers, nappes de guitare et cymbales pour ouvrir sur une seconde partie ponctuée de solos et tout aussi rythmée que les morceaux précédents.

On approche de la fin avec ‘Come As You Are’ qui est un morceau chanté si vous suivez bien. Et là, je vous le dis comme je le pense. J’ai l’impression d’entendre la musique d’une fête de mes parents dans les années 90 si cette image a du sens. Entre ses sonorités ‘des îles’ et ses refrains bien accessibles aux éméchés de fin de soirée il n’y a pas grand chose à ajouter !

Et l’album se referme sur ‘Forgiveness’ quasi-instrumentale de 7 minutes. Je ne sais pas si c’est le fait que ce soit la dernière mais je n’arrive pas à me faire à celle-là peut être à cause de l’ambiance plus sombre (La guitare en distorsion d’ouverture et qui revient en clôture est assez surprenante) et de sa longueur.

C’était Santana IV. Qu’en penser ? Eh bien c’est selon moi un pari risqué mais réussi. En faisant revenir son line-up d’origine il titille ses fans de la première heure ce qui est à double tranchant. Mais Santana n’a pas perdu la main et nous abreuve de morceaux ayant une certaine vibe rétro juste ce qu’il faut. On peut tout de même regretter le côté presque trop ‘recette’ des morceaux qui alternent quasi invariablement entre deux styles.

Bien sûr on ne trouvera pas ici de hit à la mesure d’un ‘Black Magic Woman’, ‘You Just Don’t Care’, ‘Everything’s Coming Our Way’, ‘Europa’ ou bien d’autres. Ces nouveaux morceaux peuvent apparaître comme de pales copies bien qu’ils aient leurs mérites propres.

Mais y-a-t-il un groupe opérant un retour aux sources sur plus de 20 ans (45 dans le cas de Santana ici, Santana III étant de 1971 !) qui arrive à surpasser des morceaux devenus des étendards, des albums devenus piliers d’un genre et d’une époque ?

Moi en tout cas, je ne vais pas bouder mon plaisir en écoutant tout ça encore et encore.

Le Metal en Asie – La Chine

Tant qu’à faire, autant commencer par le pays dont je connais le mieux le metal, alors on va tout d’abord s’intéresser à la production chinoise !

Ce qui est assez intéressant quand on se penche sur la production metal de différents pays c’est qu’on peut identifier des ‘spécialités’ par zone. Ainsi en Amérique du Sud, on trouve un nombre incroyable de formations de thrash, Sepultura étant passé par là.

En Chine, peut-être poussés par la symbolique développée par Tang Dynasty, un large nombre de groupes se focalisent sur une approche folk, soit pleinement dans un style folk-metal ou bien en en reprenant des éléments pour des productions davantage death voire power.

Il est important de rappeler que la scène metal chinoise, par son contexte politique, est bien jeune. Elle remonte au début des années 90, et encore, de manière bien timide, elle se renforce plutôt à partir de la deuxième moitié des années 2000.

Bien que Tang Dynasty fut un des premiers (le premier ?) groupe de metal du pays grâce au retour au pays de Kaiser Kuo (mais qui n’est pas sur leur premier album de 1992 pour autant), leur son heavy est assez passe-partout à mon goût. En dépit de leur statut de pionnier qui a certainement pas mal influent la génération suivante, je n’en retiens pas grand chose pour le moment hormis peut être cette piste :

 

Un autre groupe précurseur fut Overload sortant en 1996 son album éponyme dans un heavy parfois lorgnant sur un hard-rock plus soft. Là aussi, malgré le chant chinois, on est en présence de quelque de très passe partout avec des refrains parfois à la limite de l’AOR !

Mais bon, comme on l’a dit, le folk tient une large part dans la production chinoise. On trouve pas mal d’albums qui entretiennent une sorte de tradition de l’introduction par une instrumentale de style traditionnel.

C’est le cas du groupe Fu Xi (伏羲) sur son album de 2009 ‘In the Quiet Road’ (在寂静的路上)

Nota : J’ai eu l’occasion de découvrir en mettant en ligne la musique qu’un audio sous le label D.A.E. inc de l’album ‘Joy of Eternal Union’ du groupe Calling From Afar sorti en novembre 2015 est identique. Le dit album est le même que ‘In the Quiet Road’. Je n’ai pas réussi à trouver la moindre preuve d’un changement de nom ni à contacter le label, les paris sont ouverts pour faire avancer le schmilblick !

Tout l’album est très bon avec un rythme lent caractéristique et hypnotique. Pour donner une idée du chant, cette piste est intéressante :

 

Le groupe The Samans a eu l’occasion de sortir un EP, ‘Khan’ teintée de death par son growl mais résolument folk, à la manière d’un Eluveitie (et en effet, parfois ça lorgne sur le celtique).

 

Cependant le folk chinois est aussi très marqué par les groupes mongols. En effet, la Mongolie Intérieure, vaste province au nord de la Chine bordant la Mongolie abrite des tribus ethniquement et culturellement liées à la Mongolie.

A mon goût, les meilleurs du trio de tête sont Nine Treasures, deux albums à leur actif et un live au Wacken. Mais on peut aussi citer Tengger Cavalry et Ego Fall.

Ils ont d’ailleurs sorti un split fort bien nommé ‘Mongol Metal’ :

(https://itunes.apple.com/us/album/mongol-metal/id1011010056)

Parmi les chansons de leur deuxième album, Sonsii s’est clairement démarquée. Puissance, rythmique, instruments traditionnels mis à profit dans les breaks, tout y est :

Dans une moindre mesure, le groupe Dream Spirit, axé death a sorti son album récemment, en 2014. Le chant n’est pas formidable même si l’instru est sympa. C’est un peu moche de retenir l’album pour son intro d’à peine une minute mais il me semble indispensable de la sortir :

Ok, ça dure qu’une minute mais si ça vous donne pas la pêche à la manière des intros d’albums d’un Ensiferum, je sais pas ce qu’il vous faut !

Bien sûr, on trouve d’autres styles exploités, de toute part, mais la production se rassemble autour de la dimension folk qu’elle soit teintée de death, de black ou autre. Ainsi je suis tombé sur les groupe Mother Darkness ou Deep Mountains qui officient dans un black atmosphérique. Je suis moins adepte de ce style là, quel que soit son origine, si c’est votre truc, sachez que ces groupes existent !

Le power chinois est honnêtement moins passionnant. Un groupe comme Iron Blade propose en chinois un équivalent intéressant au heavy japonais virevoltant :

Un autre groupe comme Barque of Dante officie dans un power résolument international avec un chant en anglais et fatalement se fond dans la masse du demi-million d’albums déjà sortis sur le sujet.

Sur du death pur, la production est peut-être typée internationale mais a tout de même, à mon sens, un intérêt. Ainsi le groupe Die From Sorrow sort sur son EP ‘Sunset Eden’ de 2009 ce morceau :

Nota 2 : Rebelote par rapport à Fu Xi, même label qui référence sur les sites marchands la musique (et l’EP au complet) sous le groupe ‘Deep Grief’.

On est sur du Melodeath parfois lorgnant sur le power un peu à la finlandaise avec ces claviers. D’ailleurs certains riffs pourraient rappeler l’Amorphis type ‘Skyforger’

 Plus deathcore, Scar Constitution rentre dedans !

On est clairement dans le déballage brut de puissance mais ça fait aussi du bien !

 

Rien qu’en explorant la bien jeune scène metal du pays, on a déjà une variété pas négligeable. Si l’on inclue la scène rock/folk très active, on trouve quelque chose de très intéressant. Certains groupes prennent un son très « international », d’autres tentent d’avoir un son et une rythmique typiquement chinoises. Il y a une bonne part d’expérimentation dans les deux cas, certains se foirent, d’autres réussissent.

C’est une scène quelque peu difficile à suivre du fait de l’isolement général tant politique que linguistique. A vrai dire, en préparant cet article j’ai découvert une bonne quinzaine de groupes dont je n’avais jamais entendu parler et qui me forceront peut être d’ailleurs à l’éditer plus tard.

Pourtant, il y a quelque chose de jouissif pour les adeptes de musique à suivre ce genre de scènes naissantes, nous qui évoluons dans des sphères où « tout a déjà été fait », l’originalité venant des sous-genres et styles pointus.

Le Metal en Asie – Introduction

Vous vous en fichez certainement mais je viens de mettre la main sur une copie physique de l’album éponyme de Spring and Autumn (春秋). Ca me rend toute chose !

Il faut dire que ça fait plus de 2 ans que je cherche à mettre la main dessus alors après des recherches infructueuses à travers les internets chinois, c’est un peu inespéré.

Après tout, se mettre à chercher en 2013 l’unique album sorti en 2006 par un groupe chinois quand bien même ce serait celui d’un des membres fondateurs de Tang Dynasty, c’est un peu chercher les embrouilles.

Profitez donc !

 

Ca me permet d’aborder quelque chose qui me trotte dans la tête depuis un moment : un tour d’horizon du metal dans le monde en général et pour le moment, de l’Asie.

Ca fait maintenant une bonne trentaine d’années que le metal est véritablement devenu mondial avec la formation dans les années 80 de groupes aux origines extrêmement variées. De Sepultura au Brésil à X [Japan] au Japon en passant par Aria en Russie, les groupes apparaissent tout doucement avec plus ou moins de maîtrise.

Si Sepultura a fait date et dans une moindre mesure X Japan, d’autres groupes ont peiné à élargir leur zone d’influence par delà les frontières nationales.

Mais bon, on est en 2016, maintenant les groupes ont des musiciens expérimentés, de bonnes techniques de production et des idées nouvelles à apporter à la recette du metal ! Non ? Eh bah on va voir ça !

 

Disclaimer : Même si j’ai déjà pas mal d’albums derrière moi, on trouve toujours des choses nouvelles à droite à gauche alors il va sans dire que les articles seront écrits (et éventuellement complétés) en fonction de mes connaissances

 

Fréquences du monde

Vu que je vais être amené à en parler souvent, une présentation en bonne et due forme s’impose du label Sublime Frequencies.

Né aux Etats-Unis, basé à Seattle et actif depuis 2003, le duo derrière le label s’est spécialisé dans la publication de musiques obscures souvent d’enregistrements sauvages parfois reproduits de vinyle à vinyle.

En résulte une production hétéroclite, inégal au son pas toujours parfait. Mais c’est aussi et surtout une porte grande ouverte sur les musiques populaires du monde à l’image du travail de leurs ainés du label World Music Network qui officie depuis 1994 à travers, entre autres, la série des Rough Guides.

Des guitares nigériennes à la steel guitar de Bollywood en passant par des musiques irakiennes, cambodgiennes. Ils ont même sorti un album de musiques de Corée du Nord. Ce sont essentiellement des compilations d’un paquet d’artistes, parfois inconnus. On trouve même de très beaux « Artiste inconnu – Titre inconnu » ! Cependant certains ont pu avoir leur propre album comme Omar Khorshid ou Omar Souleyman.

Le label devrait fêter cette année sa 100e sortie avec notamment une sortie prévue de musique en provenance du Xinjiang consacrée aux Ouïgours et Kazakhs.

J’en ai pour ma part récupéré une petite vingtaine au pif parmi ceux qui semblaient les meilleures en m’appuyant sur le recensement RYM de leurs albums. Il est rare d’en écouter un intégralement sans au moins retenir une poignée de morceaux. Mais même quand rien, qualitativement, ne retient l’attention, cela reste une expérience et en cela, le label propose quelque chose de radicalement différent.

Allez je vous sens intrigué par l’album de Corée du Nord :’D

La musique, comme la plupart des morceaux de l’album sont des « collages » de divers enregistrements. Elle se décompose en un chant populaire à voix féminine seule jusqu’à 2:58 pour accueillir un chant unique féminin encore mais cette fois-ci plus martial qui progresse en chœurs. Et à 4:10 on rentre dans les chœurs masculins soviétiques épiques comme on les aime ! Avouez que c’est pas tous les jours qu’on peut écouter des chants à la gloire de Kim Jong-Il.

 

Are Diwano

On a probablement tous, une fois, vu un extrait d’un film de Bollywood. La plupart d’entre nous ont probablement peiné à voir la fin de l’extrait, assommé par la formidable dose de kitsch projetée.

A tous ceux qui n’ont pu supporter le visionnage de tels films et qui sont donc passés à côté des bandes-sons des dits films, la compilation Bollywood Steel Guitar apporte une superbe compensation.

Reprenant une vingtaine de thèmes parmi les plus iconiques du cinéma de Bollywood des années 60/70, la voix se transforme en une ligne mélodique de steel guitar. L’instrumentation passe d’une influence des insulaires hawaïens à des rythmiques plus occidentales couplées à des modulations du thème façon western en passant par de la pure rythmique indienne.

La quasi-intégralité de l’album est très bonne mais bon, il faut bien en retenir quelques-unes. En voici trois :

Ma préférée reste Are Diwano Mujhe Pehchano avec une dynamique de réponses au début, un thème entrainant et une reprise plus légère dans la foulée :

 

Un autre coup de cœur, Mere Liye Too Bani, plus daté avec ses sonorités bien kitsch mais dont le thème lancinant hypnotise :

 

Et enfin, pleinement dans les sonorités indiennes avec un extrait de dialogue en prime :

 

Pour les plus courageux d’entre vous, le nom de ces chansons vous dirigera sur Youtube sur les extraits de films correspondants, vous pourrez alors admirer les chorégraphies et costumes !